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dernière mise à jour le 12 mai 2012


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Les anciens marins d'Indochine

La mémoire des anciens

ANCIENS MARINS D'INDOCHINE

Depuis le 02 septembre 2004, le fort de Montbarey, à Brest (Finistère) abrite un nouveau drapeau, celui de l’amicale des anciens marins d’Indochine 39-45. Neuf d’entre eux étaient présents pour déposer le symbole pour lequel ils se sont battus, isolés de tous, avant d’être faits prisonniers par les Japonais.

Plus de 60 ans plus tard, l’amertume est toujours présente dans le cœur de ces anciens marins qui ont défendu la présence française en Asie durant la seconde guerre mondiale. Lâchés par certains de leurs concitoyens, attaqués par les forces de l’axe, bombardés par les Américains.

Une trentaine encore en vie
Près de 200 d’entre eux ont trouvé la mort sous le feu croisé de leurs adversaires connus ou inattendus. Il étaient plus de 600 hommes embarqués sur la demi-douzaine de navires (tous détruits sur place) présents au large de l’Indochine. Des 400 survivants des combats et de l’incarcération par les Japonais à Saïgon, ils ne sont plus qu’une trentaine encore en vie répartie dans toute la France. Le plus jeune a aujourd’hui 85 ans. Neuf d’entre eux étaient présents au fort Montbarey pour la dissolution de l’amicale et la remise définitive du drapeau.

Seul combat naval remporté
Dans leur allocution, le président André Kernevez et l’amiral Paul Romé rappelaient le comportement irréprochable des marins « soudés dans les épreuves communes » au terme d’une « période historique si glorieuse et si douloureuse »
L’amiral Romé qui s’est d’ailleurs fendu d’un ouvrage pour expliquer de l’intérieur le travail des marins en Indochine, a également rappelé les pénibles conditions de détention des marins français après le coup de force des Japonais en mars 1945 et l’épisode victorieux du combat naval de Kohchang, le 17 janvier 1941 « seule victoire navale française des deux dernières guerres mondiales ». Une plaque commémorative et une carte maritime jalonnant cette présence militaire dans les Sud - Est asiatique rappellent ce long épisode militaire encore critiqué par certains.

Dans la dignité
« Et pourtant nous avons fait notre travail de militaire dans la dignité et assuré régulièrement nos opérations de ravitaillement plus au nord » ajoutait André Kernevez, avant de se séparer du drapeau.

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