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dernière mise à jour le 12 mai 2012


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Assemblée Générale 2011

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ASSEMBLEE GENERALE DE LA SECTION DE L'ACUF DE LYON

L'assemblée générale de la section de Lyon de l'ACUF s'est tenue dans les salons de la mairie du 8° arrondissement de Lyon le jeudi 10 février 2011.

Nous étions environ une centaine de participants et nous fument épaulés dans cette périlleuse épreuve par des représentants des sections voisines : Villefranche, Saint Chamond, Beaujeu et Michel Broyer Vice président national (AFN). Quelques présidents de sections amies sont venus nous tenir compagnie en guise de solidarité.

Il fut agréable d'accueillir nos grands anciens qui figuraient dans l'équipe créatrice du CEFEO comme notre ami Thomann Robert et parmi les premiers il faudrait nommer Guggiari François et Rabatel André.
Les présidents qui ont par la suite structurés notre section sont venus nous apporter leur soutien : le colonel Bonfils (90 ans), le colonel Lassalle, Vilaginès, Boymond et Andrée Chirac.

La séance fut ouverte par le général Thévenon président d'honneur et nous avons eu une pensée pour nos morts en 2010 auxquels nous avons associé ceux qui ont laissé leur vie en Afghanistan.
Les formalités d'usage (rapport d'activité, rapport concernant l'activité sociale et bilan financier qui ont obtenu l'approbation à l'unanimité), achevées, Michel Broyer nous informa sur l'action du siège parisien, sur le bulletin, le site Internet et enfin sur le congrès 2011 à Fréjus.
En fin de la première partie, Michel Broyer fixa la nouvelle cravate OPEX comportant le rappel aux missions extérieures à notre drapeau puis le président de Lyon en exercice remit la médaille d'honneur à Andrée Chirac, secrétaire générale de la section et membre de l'ACUF depuis 1973. Cette médaille vient récompenser une action continue au profit de la section, trait d'union entre les membres et la direction, rassembleuse autour de repas, aide et appui dans les événements difficiles de la vie familiale et communication dans le cadre de la mémoire.
En seconde partie et en clôture nous avions l'honneur de compter parmi nous le colonel Gerardin représentant le gouverneur militaire et le général Lescel président de la FARAC. Après la lecture du rapport moral et en réponse, le général Lescel confirma que l'année 2011 sera une année charnière et qu'il faudra rester grouper et solidaire ; le colonel Gerardin mit l'accent sur les réformes des Armées qui vont bon train et sur ce que localement on peut en attendre.
L'assemblée s'acheva par un vin d'honneur et un repas convivial qui regroupa environ 80 convives. Ce fut une belle journée…Les absents eurent tords.



RAPPORT MORAL 2011

Je viens de relire le rapport de l'an passé pour tenter de trouver, de voir, ce qui, depuis, aurait pu s'améliorer et devenir ainsi un sujet de satisfaction. Hélas, les jours se suivent et se ressemblent ; les mêmes causes produisent les mêmes effets et c'est ainsi que nous serions restés les champions de la sinistrose aux dires des médias
Chez nous, ce sont ces médias qui, en nous assénant quotidiennement une litanie de faits divers nous incitent à constater que tout va mal. Il est vrai que ce n'est pas avec l'anodin qu'ils sont en mesure de faire la une. Les incivilités ont toujours existées mais les délinquants sont de plus en plus jeunes et de plus en plus organisés.
Dans mon propos j'analyserai ce qui en 2010 aura eu une incidence sur notre moral : il s'agira de cet état de guerre dans lequel le monde est potentiellement engagé partout, du prolongement de la crise, des réformes avec les manifestations. Je terminerai par des sujets plus réconfortants comme notre environnement lyonnais et l'ACUF.
L'année écoulée a surtout était marquée, au moins pour les hommes politiques et les médias par les références à la crise mondiale que nous avons vécue dans le quotidien comme si nous y étions plongés depuis toujours :
- les routes des vacances étaient encombrées,
- la SNCF a triplé ses rames de TGV,
- les compagnies aériennes ont affiché complet.
La crise a sans doute eu quelques effets sur les nantis, mais elle a surtout mis en exergue la grande disparité qu'il y a entre ceux qui ont le superflu et qui engrangent bonus et autres et les démunis.
A la leçon de cette crise et pour l'accompagner le monde cherche à s'organiser pour maîtriser les flux monétaires et leur volatilité qui enrichissent les banques et les traders, gonflent les excédents sans qu'il y ait production de biens ou de richesses. Mais aussi à réglementer le marché des matières premières où la spéculation pousse les prix à l'augmentation. Nous sommes spectateurs et non pas acteurs. Nous subissons
Les palabres des G8 et G20 ne changeront rien à cette guerre économique à laquelle nous sommes confrontés depuis des décennies et actuellement nous sommes entrés dans une autre guerre, une guerre mondiale diffuse qui n'a pas de front, pas de pays belligérant mais des exigences.
Elle se traduit par des prises d'otages à répétition rendant les territoires du sahel incertains, des attentats contre les communautés chrétiennes en terre d'islam, un conflit en Afghanistan et une menace dans nos pays occidentaux. Il faut relier cela à l'expansionnisme d'un islamisme conquérant qui insidieusement envahit notre pays et qui nous pousse à une extrême vigilance.
La France aux vues de ces menaces s'est engagée dans un cycle de réformes : en premier lieu les Armées et là, elles se sont faîtes sans bruit tant le pays semble étranger à sa défense; mais lorsqu'il s'est agi des autres réformes touchant les retraites, la magistrature, le temps de travail, l'éducation nationale, le débat une fois de plus s'est déroulé dans la rue avec les drapeaux rouges, emblèmes d'un autre temps, les chants et slogans caricaturant le chef de l'état et nos gouvernants ; les lycéens qui déjà pensent à leurs retraites plutôt qu'à leurs études se sont joints à ces manifestations encouragés par des politiciens ou professeurs irresponsables entrainant dans leur sillage l'inévitable cortège de groupuscules cagoulés cassant, pillant et " caillassant ". Là aussi, comme la France silencieuse, nous étions spectateurs et sommes surpris d'entendre parler d'élections et de suivre les confrontations verbales alors que nous souhaitons l'apaisement et voir la France au travail qui seul est le gage d'un avenir assuré. Du travail pour tous ; un rêve.
Nous pouvons dire avec le général Bigeard : " j'ai mal à ma France ".
A Lyon l'atmosphère est sereine. La municipalité poursuit la restauration des plaques sur lesquelles sont gravés les noms des soldats morts pour la France au cours de la guerre 14/18 et 39/45 et la création des plaques pour les guerres d'Indochine, Corée, Madagascar et AFN. Les noms de ces derniers ne figurent sur aucun monument lyonnais ; la fin des travaux est programmée pour 2014.
La Farac a fêtée, en liaison avec la mairie de Lyon et l'armée son centième anniversaire dans la cour de l'hôtel de ville et ce fut en tout point une réussite ; cette manifestation a été très suivie et prouve à la fois l'audience de la Fédération, sa capacité à réaliser une cérémonie de ce niveau et ses relations privilégiées avec la municipalité et les grands corps de l'état.
La cérémonie du 8 juin en hommage aux morts en Indochine s'est déroulée dans de bonnes conditions au Jardin du Combattant d'Indochine, à deux pas d'ici. Nous avons cependant noté une diminution du nombre des drapeaux notamment à l'office religieux précédant la cérémonie proprement dite. Une classe du lycée du Parc était présente et une élève a lu le poème traditionnel.
La messe d'action de grâce de Fourvière a attiré une fois encore un nombre impressionnant de fidèles ; la basilique était bondée et nous comptions une centaine de drapeaux.
Le temps peu clément n'a pas empêché une foule importante à assister à l'hommage rendu aux morts pour la France en AFN qui a particulièrement appréciée l'allocution qu'a prononcée le docteur Barthe au nom du comité d'entente AFN.
Voilà les motifs de satisfaction qui nous ont permis de redresser la tête.
Notre section de l'ACUF de Lyon, comme beaucoup d'autres, est vieillissante et à cela il n'y a pas d'autre remède qu'une relève jeune et motivée issue des soldats des missions extérieures.
Que nous réserve l'avenir ? Lors du remaniement ministériel il ne nous a pas échappé que monsieur Falco n'avait pas été remplacé et que monsieur Juppé avait absorbé la fonction de secrétaire d'état aux Anciens Combattants. Les supputations vont bon train mais elles dénotent une inquiétude du monde combattant car en 2012 ce sera le cinquantenaire de l'abandon de l'Algérie que nous avons vécu comme une trahison après avoir gagné militairement. Cette commémoration se prépare en coulisse : pour le moment, monsieur Arthur Paecht, proche de monsieur Juppé a pris les fonctions de " conseiller en charge des anciens combattants " ; une fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de la Tunisie présidée par monsieur Bébéar a été déclarée d'utilité publique ; la Fédération Maginot, l'Union des blessés de la face et de la tête et le souvenir français sont membres et le rôle sera " d'expliquer les événements qui se sont déroulés lors de la guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie et d'en transmettre la mémoire " mais aussi " elle vise à soutenir l'effort de réconciliation de toutes les mémoires en France et avec l'Algérie ".
Il ne faut pas être devin pour pressentir que 2011 sera une année charnière durant laquelle le monde combattant devra être vigilant pour que ceux qui ont participé à l'abandon de l'Algérie ne poussent pas le gouvernement à une honteuse reconnaissance des soit disant méfaits de la colonisation et à la repentance. Nous applaudissons nos parachutistes qui ont été remettre en place la pancarte " place Général Bigeard " qui avait été remplacée par " place Audran ".
Mon propos devait s'arrêter là, mais l'actualité s'emballe en ce début d'année et il était de mon devoir de m'exprimer à ce sujet.
La Tunisie, l'Egypte, le Yémen sont en effervescence et je ne peux pas m'empêcher de penser que cette action pourrait être orchestrée et cela pourrait très bien rejoindre cette idée que notre monde est en guerre.
Les médias surfent sur la vague sans toujours y comprendre grand-chose mais conditionnent les esprits. Leurs valeurs ne sont pas toujours les nôtres et c'est ainsi que les " sacrifiés " du Niger ont fait la une pendant quelques jours alors que nos morts d'Afghanistan ont été rapatriés dans la plus grande discrétion.

Finalement, serrons les rangs, gardons des liaisons étroites avec notre armée, soyons vigilants.
Merci d'avoir eu la patience de m'écouter.

Armand Wallerich



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