Site officiel ACUF

dernière mise à jour le 12 mai 2012


Aller au contenu

05 12 11 : cérémonie AFN

Les sections > Section de LYON



A l'occasion de la commémoration du 5 décembre, le Comité D'entente AFN de Lyon qui comprend l'ADR-CATM, l'UNC, l'UNP, l'ACUF, les SAS, l'UNACFM, l'ASORL , l'ANAÏ et l'UMAC a confié au président de l'ACUF de Lyon l'honneur de prononcer l'allocution en leur nom.
14 drapeaux entouraient le monument et une foule nombreuse et recueillie était fidèle au rendez-vous annuel.
Parmi les autorités, outre le représentant du préfet, il y avait le général de corps d'armées Helly gouverneur militaire de Lyon, le général de corps d'armées Granchamp commandant la gendarmerie de la zone sud est, madame Evelyne Haguenauer, adjointe au maire de Lyon pour les anciens combattants, madame le maire de Bron, le président du conseil régional ainsi que celui du conseil général étaient représentés ; de nombreux élus se sont associés à nous.




ALLOCUTION DU 5 DECEMBRE 2011
" Au nom du comité d'entente AFN du Rhône , je m'adresse à vous à l'occasion de ce rendez-vous annuel, devant ce monument où figure cette liste, hélas importante, de Français militaires de carrière, jeunes du contingent, supplétifs ayant perdu leur vie dans nos départements d'Afrique du Nord ou en Tunisie et au Maroc. Arrachés à leurs activités, à leur vie bien rangée au sein de leurs familles, ils avaient été appelés à participer au maintien de l'ordre.
Une fois de plus la Nation entière se souvient de leur sacrifice ; ils ont été cueillis au seuil de ces belles jeunes années où le rêve commence à devenir réalité. Ils ont répondu à l'appel de la France en laquelle ils avaient toute confiance.
Avec le recul, on peut affirmer que leur sacrifice fut malheureusement vain. En effet, notre France a abandonné ses départements d'outre-méditerranée au profit d'un parti unique après des journées de tractations menées à Evian avec les représentants de ceux qui, auparavant, furent des terroristes. Ce fut, pour un million de Français abandonnés par leur pays, l'exode que les mosellans connaissaient bien pour l'avoir vécu mais cette fois, sans espoir de retour et sans structures d'accueil. Pour la plupart d'entre eux, c'était comme on dit, des petites gens, avec peu de biens sinon le contenu de quelques valises ; petites gens sans aucune attache en métropole, tandis que les tombes de leurs familles restaient délaissées en Algérie. Ce fut aussi l'abandon avec lâcheté et un certain cynisme de nombreux supplétifs qui avaient pris fait et cause pour notre pays et qui ont été quasiment livrés, désarmés, à la vindicte de l'ennemi.
Ce drame dont vous fûtes témoins, au cours duquel vous avez laissé vos jeunes vies, hante encore nos esprits ; nous sommes là pour nous recueillir, mais aussi pour témoigner afin que triomphe la vérité historique.
Cette terre fut de tout temps un carrefour, occupée tantôt par les Berbères,les Phéniciens, les Numides, les Romains, les Byzantins, les Vandales, les Arabes et les Français qui avaient modelé une terre hostile pour la rendre accueillante et prospère ; elle n'était certes la terre de personne sinon celle de ceux qui y ont implanté leur religion de gré ou de force. Serait-ce là une leçon qui n'aurait pas été comprise ?

Dans ce pays deux peuples se côtoyaient pour une terre ; l'intégration y fut un échec ; mais la cohabitation entre les diverses communautés a duré plus d'un siècle. Aurait-elle pu se perpétuer ? Certainement pas dans les mêmes conditions mais le collège unique, en apportant plus d'égalité et une participation de tous à la vie politique était dans les esprits sinon sur les rails ; n'a-t-on pas entendu " il n'y a que des Français à part entière… ". Le FLN ne voulait pas de la présence des pieds noirs en Algérie ; les slogans le prouvent et les exactions après le cessez le feu en sont le témoignage.

Les années ont passé mais le souvenir demeure vivace et l'année prochaine, cinquantenaire de cet abandon, le FLN manifestera sa liesse puisque, battu sur le terrain, il aura gagné malgré tout alors que nous ne manquerons pas de marquer notre deuil.
L'an prochain, nous serons encore là près de vous pour nous souvenir comme toutes les années ; ce n'est pas un non-sens que de consacrer une journée " aux morts pour la France " mais cela ne signifie en rien l'oubli, ce monument avec vos noms sera toujours notre lieu, le point d'ancrage d'une mémoire toujours fidèle.

Armand WALLERICH


Accueil | Historique | Les instances | Nos Sections | La mémoire des anciens | OPEX informations du CEMAT | Journal : le Combattant | Bulletin d'adhésion | Droit A.C | Les décorations | bibliographie | Nous contacter | Avis de recherche | section caladoise | Nos liens | Plan du site


Revenir au contenu | Revenir au menu